#6 Les empreintes de l’Histoire / Koen Broucke

LES EMPREINTES DE L’HISTOIRE,
une conférence par KOEN BROUCKE(B), historien, artiste contemporain.

Samedi 15 juin 2019 à 16h
Bibliothèque Bussy-Rabutin à Autun.
Organisation: ArtAutun/Ville d’Autun.

Prochainement:
Les empreintes de l’histoire / Koen Broucke (B)
Salon4Mains #06/ArtAutun
4 rue Cocand,
71400 Autun (F)

Dimanche 16 juin 2019 de 15 h. à 19 h.

Koen Broucke vient parler dans le salon d’honneur de la ville d’ Autun, de ses expériences artistiques autour de sa recherche de la bataille de Waterloo.
Il écrit à ce propos : « Je suis sans cesse attiré vers Waterloo, ce site archiconnu, et vers les surprises insoupçonnées que recèle son champ de bataille. Mes liens avec Waterloo se resserrent et ma compréhension s’affine ; les images fortes se mélangeant à mes rêves, se transforment en de nouvelles visions. Le crayon impatient sait, mieux que moi-même, que cet évènement historique ne se laissera jamais apprivoiser.... Il est de l’ordre de l’insaisissable, de l’inexprimable. Appelez cela inquiétude historique ou imagination historique. Puis, il y a la confrontation inévitable avec Napoléon, mais aussi avec les quelque deux cent mille êtres humains de toutes nationalités impliqués volontairement ou involontairement, deux cent mille vies qui s’y sont disloquées ou éteintes. »

L’artiste belge, Koen Broucke a un intérêt special pour le detail historique et pour l’information surprenant que ce detail peut contenir. Pour l’explorer, il utilise le concept ‘la sensation historique’ de l’historien néerlandais Johan Huizinga: « le sentiment d’un contact immédiat avec le passé, une sensation aussi profonde que le plaisir le plus pur éprouvé devant une œuvre d’art, et (ne riez pas) donner une impression quasi extatique de ne plus se sentir soi-même, de passer dans un monde extérieur à soi, de toucher l’essence des choses, de vivre la Vérité par l’histoire ».
A l’occasion de son exposition ‘la Beauté de la guerre, Waterloo 1815-2015 à la bibliothèque royale à Bruxelles (2015) il a étudié les uniformes qui ont été portées pendant la bataille et ou il y a de traces d’usure surprenantes.

“Outre les croquis que j’ai réalisés des paysages de Waterloo, l’exposition montrait mes dessins de costumes authentiques qui ont été portés à Waterloo, conservés, entre autres, au Musée royal de l’Armée à Bruxelles. Je me suis d’ abord intéressé aux blessures impressionnantes comme le trou percé par un boulet de canon dans la cuirasse du jeune carabinier, François-Antoine Fauveau (Musée de l’Armée, Invalides, Paris), la petite veste du lieutenant Henry Anderson percée par une balle et aux traces de sang à l’épaule gauche (National Army Museum, Londres) ou le sang séché sur la selle de Pierre François Joseph Durutte (Musée royal de l’Armée et d’Histoire militaire, Bruxelles). Les traces de sang correspondent à la cicatrice de l’entaille provoquée par le sabre comme représenté sur une gravure. Mais très vite, mon attention s’est portée sur les traces et les blessures plus menues, que l’on découvre en dépliant une veste ou un manteau, quelques éraflures à l’aisselle, dans le col, un bouton manquant, un camouflage déchiré, des saletés autour d’un sac. Le vêtement, étant une deuxième peau pour celui qui l’a porté, constitue un objet de sensation historique par excellence.”

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